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Nouvelles de BUMI

 

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NOUVELLES D'OCTOBRE 2014

En ce 1er novembre, nous vous donnons quelques récits de la vie d’enfants abandonnés, une manière de remercier nos parents vivants ou défunts qui ont mis tout leur amour à nous éduquer et nous donner la chance  de devenir ce que nous  sommes aujourd’hui.

Le mois passé, neuf enfants ont été accueillis à Bumi.

Cinq  garçons frères dont deux jumeaux, jamais scolarisés âgés de 14 à 7 ans, abandonnés par leur mère divorcée et remariée à un creuseur dans une carrière à Kolwezi, ont été admis à Kamalondo sur recommandation du Bourgmestre  de la Commune de Kampemba. Leur père est  en prison à la Kasapa pour avoir volé une fenêtre de la maison qu’il louait ; le bailleur a mis les garçons dans la rue. Ils s‘intègrent bien mais sont très inquiets de leurs deux parents.

5 frères arrivés en octobre

Félicien, 12 ans, recommandé par le Tribunal d’Enfants a été admis à Bumi Karavia. Sa marâtre (nom toujours employé pour désigner la femme du père qui n’est pas la mère des enfants) l’accuse de sorcellerie ; raison efficace pour se débarrasser d’un enfant. Félicien trouve abri à la Police de Kigoma pendant trois mois avant d’être présenté au Tribunal pour Enfants.

Kidiaba, 7 ans, a été abandonné par ses parents séparés, il ignore où se trouve sa mère ; son père travaillerait dans un magasin en ville. Nos éducateurs continuent l’enquête pour retrouver le retrouver. La visite effectuée en famille nous rapporte que les parents s’étant disputés  ont divorcé. Kidiaba s’est rendu chez son oncle célibataire qui « ne sachant qu’en faire » le dépose devant la porte de Bumi Kamalondo disant qu’il a ramassé « cet enfant dans la rue » !

Isaïe, âgé de trois ans, déposé devant la porte de Bumi,  a été accueilli par nos  éducateurs dans un mauvais état de santé : gros ventre traduisant une parasitose et malnutrition, une dermatose sur tout son corps, saignant du nez (pourquoi ?). Enfant souriant et jovial. Que pense-t-il du fait de se trouver avec tant d’autres enfants ?

Isaie

Emélie, de 4 ans, petite fille bien joyeuse,  dit avoir été déposée à la Commune de Kampemba par sa mère. Abandon d’enfants comme au temps du Moyen Age ? Cela traduit la triste situation dans laquelle vit encore une grande partie de la population.

Emélie à son arrivée

Nous sommes régulièrement sollicités par les Autorités ou spontanément par les enfants pour un accueil. Nous sommes confrontés par l’insuffisance du nombre d’éducateurs pour satisfaire le bon accueil, l’écoute, l’enquête, la recherche et l’insertion familiale.

Bumi a mis en place un bureau d’écoute et d’accompagnement  composé de trois avocats bénévoles pour accompagner juridiquement les enfants lésés ou maltraités. Ce travail va-t-il dissuader les  parents ou personnes malintentionnées qui  maltraitent les enfants au point de leur brûler les pieds ou le dos,  les déshérités à la mort des parents et les jetés dans la rue, les accusés de sorcellerie, les exploités économiquement et même sexuellement ?

En vous remerciant encore pour votre soutien !

 

Thérèse Ilunga



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