NOUVELLES DE MAI 2014

Cela fait longtemps que vous demandiez de nos nouvelles, notamment des activités en cours sur le site BUMI de Karavia

Village d'enfants: réhabilitations et amélioration du cadre de vie

D’abord quelques bonnes nouvelles : Le commerçant Liberty Ma Maison a accepté de réhabiliter l’une de nos maisons familiales. Nous lui avons demandé d’en faire une vraie maison, crépissage, plafond, peinture, éclairage par énergie solaire, écoulement des eaux de pluie etc. et non « un abri » comme il le dit lui-même. Nous nous en réjouissons de ce que les enfants de cette maison vont vivre dans de meilleures conditions, et espérons trouver un appui complémentaire pour permettre la réhabilitation des autres maisons familiales.

Réhabilitation d'une des maisons familiales de Karavia

La soirée organisée l’automne passé par la Commune de Tubize et La Députée Provinciale du Brabant Wallon, Mme Isabelle Kibassa Maliba, en faveur de Bumi et des personnes âgées de leur Commune, a permis de récolter 650 euros pour continuer les travaux de quatre latrines et deux douches pour nos enfants de Karavia. L’achèvement de la construction des latrines est essentielle pour une bonne hygiène des enfants, c’est pourquoi nous cherchons encore un financement pour achever ces travaux (toiture, installation matériels sanitaires…).

 

Construction des latrinesFosses septiques

L'Ecole BUMI de Karavia: un site menacé

L‘école de Karavia, qui accueille à l’heure actuelle 310 enfants et constitue un axe prioritaire de notre action, est depuis quelques temps confrontée à un problème majeur : Lubumbashi,  se développe à toute vitesse, incontrôlable pour les Autorités Politico-Administratives. L’intérieur du Katanga et les Provinces voisines (le Kasaï, le Kivu, Maniema) se vident : les populations sont attirées par  Lubumbashi, la grande ville, la  deuxième du Congo. Plus la population augmente, plus les prix des terres grimpent. Karavia n’est plus un village comme par le passé mais une zone urbaine. Les terrains de notre site sur lesquels sont construits nos maisons familiales, l’école et le site agro-pastoral sont de plus en plus convoités. C’est pourquoi  depuis 2009 un conflit parcellaire a éclaté avec une voisine concernant le terrain sur lequel est construit l’école de BUMI. Et bien que son terrain à elle et le nôtre sont séparés par une route (voie publique)  de 15 mètres de large, elle  nous a amenés en Justice pour « empiétement » ! Les documents Cadastraux et Fonciers de Bumi sont en ordre. Les rapports présentés par ces services à la Justice ont prouvé que Bumi n’a pas empiété. Malheureusement la voisine en question n’en démord pas, et l’éventualité de voir des centaines d’enfants privés injustement de scolarité n’entre pas en considération dans la recherche effrénée du profit. Pour arriver à ses fins, cette personne s’est mise à nous calomnier auprès de nos partenaires et bien qu’elle ait déjà été condamnée par la Justice pour déclaration diffamatoire, elle continue de publier sur internet ou d’envoyer ses calomnies pour nous nuire et nous discréditer. Comme la Justice de notre pays donne raison à celui qui tiendra le plus longtemps financièrement, nous ne savons pas combien de temps cela va durer ni combien nous allons encore devoir dépenser pour sauver l’école. Heureusement nous pouvons compter sur la confiance de nos partenaires. Avec leur soutien, Bumi ne lâche pas. Et se bat pour la vérité.

Cela ne nous empêche cependant pas d’envisager l’agrandissement de l’école : construction d’un bureau pour le Directeur de l’école, doubler l’une ou l’autre salle de classe, salle de réunion, toilettes, aménagement du terrain, etc. C’est dire combien les besoins en solarisation pour populations modestes de la zone de Karavia sont importants.

Devant l'école

Formation avicole: des résultats encourageants

D’ici fin juin, 10 aînés auront terminé une formation avicole mise en place grâce à notre partenariat avec la Fondation D’Auteuil. Les jeunes formés sont satisfaits et ont maîtrisé le suivi de l’élevage de poussins : nourriture, vaccination, désinfection des locaux, vide sanitaire, abattage, emballage. Une prime les encourage. Lucien s’occupe des livraisons dans des restaurants de la ville. Nous pourrions augmenter la production si  nous trouvions davantage de clients. Mais la grande population achète des poussins et poules congelés importés, à moindre prix (et moindre qualité). Si notre bénéfice est trop maigre pour envisager l’auto-financement de nos autres activités, nous avons la satisfaction d’avoir formé des jeunes qui pourront en faire un métier et subvenir plus tard aux besoins de leur propre famille.


Pour connaître les autres activités agro-pastorales de BUMI (pisciculture, élevage porcin, maraîchage), n’hésitez pas à visiter notre site.

Merci pour votre soutien et à bientôt !