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OCTOBRE 2010

 

NOUVELLES D’OCTOBRE 2010

 


nouvelles/image008.jpg David et Camille nous ont été d’un précieux secours ces dernières semaines alors que notre personnel de protection et d’éducation est en pénurie.

 

David pendant trois mois, et Camille pendant trois semaines ont encadré les enfants :

rattrapage scolaire, veiller à l’hygiène, à la nourriture, à la préparation des repas, à l’animation des loisirs, à la distribution des médicaments.

 

Ils ont participé à des visites familiales et touché ainsi du doigt la vie difficile de parents pauvres aux nombreux enfants.

 

 

 

Pour faire avancer les travaux du Centre d'Accueil International pour coopérants , David, universitaire de l’Université Catholique d’Aix la Chapelle en Allemagne, s’est fait aide-maçon !

 

Ce Centre est situé dans le quartier Salama à 5 minutes à pieds de Kamalondo.

Cette maison d’accueil, une fois terminée , aura la capacité d’accueil de 10 coopérants en court ou long séjour voulant vivre une période de vie d’échange, de dévouement, de rencontre culturelle, soit avec nous, au sein de l’ONG Bumi soit avec d’autres organisations.


 

Camille et David sont repartis contents de l’expérience qu’ils ont vécue auprès de nous, les mains dans le pétrin plus que dans la pâte...

 

 

Nous attendons la relève.

Cette relève peut aussi être assurée par des adultes en pose-carrière, des retraités et bénévoles voulant mettre leur expérience professionnelle à la disposition des enfants de Bumi.

 

 

 

 

 

Durant les trois dernières années, grâce à l’appui financier de la Région Wallonne, l’accent a été mis sur la réinsertion et la réunification familiale:

· Environ 60 % des enfants qui ont été réintégrés sont restés dans leurs familles. Malheureusement, vue la pauvreté des parents ou de la famille, surtout si les parents sont décédés, certains ne vont plus à l’école.

· Les 40% restant sont revenus à Bumi ou sont retournés à la rue. Ces chiffres nous préoccupent et nous incitent à revoir ou réorienter notre travail de réinsertion.

 

Notre rôle n’est pas de garder indéfiniment ces enfants dans nos maisons d’accueil : Notre action prioritaire est de protéger les enfants, de rechercher leur famille, d'initier la médiation pour aboutir à la réunification familiale. Mais pas à n’importe quelle condition.

 

Pour réussir cette réunification, Bumi veut renforcer son action de réinsertion socioprofessionnelle des jeunes à partir de 14 ans.

Les jeunes devront continuer à recevoir une formation professionnelle afin qu’ils puissent voler de leurs propres ailes en s’intégrant dans la société par une activité accompagnée et appuyée par Bumi et ses partenaires, grâce à nos filières de coupe-couture, d’agriculture, maçonnerie, hôtellerie.

 

En même temps, pour que cette réunification réussisse, c’est -à-dire que le jeune reste définitivement en famille, Bumi, comptant sur l’appui de ses sponsors, devrait mettre en place la stratégie qui consisterait à appuyer les familles dont sont issues nos enfants, afin qu’ils puissent mener une activité économique (élevage de poulet, culture et commercialisation de légumes, petits commerces…) et sortir de l’extrême pauvreté.

 

Ce 23 octobre, comme depuis trois ans à la même date, avec la compagnie RDC-GAZ , nous fêtions le  "TUJENGE DAY" . Une grosse fête, cette année-ci à Karavia, sous les manguiers pour nous abriter de la chaleur torride de ces dernières semaines.

RDC-Gaz a apporté tout le matériel de sonorisation et de musique pour animer et mettre de l’ambiance.

Habillés de T-shirts rouges à l’effigie de la société, les enfants dansaient et sautaient de joie faisant fi de la chaleur.

 

Chacun a eu son sucré, son plat de poulet-frites-salade de choux à la mayonnaise, son samoussa.

 

 

Vous vous en doutez, c’est la société qui offrait tout cela. Cette société est d’origine sud-africaine, dirigée à Lubumbashi par un Zambien fort sympathique.

 

 

Elle vend tout ce qui « tourne » autour du gaz : du gaz aux électrodes et cuisinières à gaz etc. En RSA, elle porte le nom de Afrox. Ils ont apporté des semences de légumes en grande quantité, de petits matériels aratoires pour le jardinage, des fongicides pour traiter nos orangers. Ils vont louer un tracteur pour nous labourer un hectare le long de la rivière pour le jardinage et le soja.

 

Cette journée a été aussi une journée de sensibilisation pour les enfants à la protection de leur environement .

Plusieurs thèmes ont été présentés :

- lutte contre feux de brousse dévastateurs ;

- le charbon de bois nécessaire pour la cuisine mais qui détruit les forêts ;

- le reboisement des forêts et concrètement la plantation des arbres fruitiers : sujet touchant directement les enfants et pouvant solliciter leur participation concrète, car dans la banlieue proche de Lubumbashi, bien des gens coupent les manguiers pour en vendre le bois pour la cuisson des briques.

 

Les enfants ont été préparés depuis plusieurs mois à la protection de la nature, à sa conservation et à sa restauration : ils ont rempli une centaine de vieux pots d’huile de terre et de noyaux, et y ont planté de jeunes pousses de filaos, de manguiers, de palmiers, de cœurs de bœuf, d’avocatiers, les ont arrosés en attendant les pluies toutes proches pour être mis en terre.

 

La joie est le signe de satisfaction et de remerciement.