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SEPTEMBRE 2010

 

NOUVELLES SEPTEMBRE 2010

 

La police de protection de la femme et de l’ enfant est une unité de la police nationale congolaise, qui a vu le jour il y a quelques mois.

Elle a, dans son idéal, un travail merveilleux tant il y a des femmes et des enfants à l’écart de la société et méprisés par elle. Hélas, elle n’a aucun moyen de déplacement, ni même de quoi loger et nourrir ces malheureux ne fusse que deux ou trois jours, le temps de faire l’enquête ; et comment ferait-elle l’enquête n’ayant pas de véhicule ? Concrètement, son travail consiste à recevoir ces abandonnés et de les déposer dans un foyer d’accueil comme Bumi, et heureux sommes nous si elle ne nous demande pas des sous pour payer son déplacement.

 

C’est donc la PPFE qui nous amène des enfants à un rythme relativement rapide…

Nous devons refuser les handicapés mentaux pour lesquels notre Centre n’est pas adapté.

 

La rentrée scolaire  a démarré très timidement le 6 septembre.

 

Aujourd’hui encore les retardataires se font inscrire dans le primaire comme dans le secondaire. Evidemment, c’est toujours un problème économique.

 

Dans le privé, il y trois ans, le minerval variait entre 20 et 25 USD par mois ; dans le secondaire autour de 40 USD. Aujourd’hui dans le secondaire, c’est 110 USD par mois et davantage).

C’est pourquoi bien des enfants n’ont pas accès à l’éducation de base. Dans le public le minimum est de 10 USD.

 

Bumi n’est pas une entreprise lucrative, c’est pourquoi ses sites sont situés dans les milieux pauvres de Kamalondo et de Karavia.

 

Nous voulons aider, grâce aux aides extérieures, les enfants en situation de précarité à accéder à l’éducation basique. Le minerval est fixé à 1 000 FC ( 1USD) par mois. Dans le secondaire de Bumi, le minerval est de 5 USD. Cette petite entrée suffit à peine au fonctionnement de l’école (craie….)

 

Nous sommes à la recherche de partenaires prêts, même individuellement, à parrainer des enfants hébergés à Kamalondo et Karavia ou vivant dans leur famille, car, pour nous, comme il est écrit dans la Convention Internationale des Droits de l’Enfant « tout enfant a droit à l’éducation de base ». Qui ose le rappeler à nos gouvernants ?

 

L'école de Karavia est à ses débuts avec deux salles de classe fonctionnelles recevant une septantaine d’enfants de Bumi et du village. Même si manquent les pavements, les crépissages et chaulage.


Les élèves sont regroupés par degré (élémentaire, moyen et terminal) en attendant que quatre autres salles puissent être construites. Les élèves seront alors répartis par année et un plus grand nombre pourra être scolarisé ; une chance d’offrir une éducation de base à davantage d’enfants qui en sont privés.

 

Pour cela, nous faisons appel à nos lecteurs et sponsors, jeunes et moins jeunes.

Dans cette perspective, Bumi déjà a réalisé un four de 15 000 briques.

 

Nous voyons aussi plus loin.

Nous envisageons mettre en place à Karavia une section maternellle.

D’abord pour protéger nos plus petits et surtout ceux du village, et éviter que les mères empêchent leurs petites filles d’aller à l’école (ce qui arrive souvent car elles doivent garder leur plus petit frère ou sœur. Ensuite c’est aussi une façon e soutenir les mamans au travail : aller aux champs, vaquer à leur petite activité de survie.

De cette façon aussi nos protègerons les petits ; car en laissant les enfants à la maison pendant qu’elles partent aux champs ou au marché, les mères exposent leurs tout petits à des accidents domestiques : brûlures, fractures, voire noyade.

 

Une soixantaine de jeunes filles suivent notre section de coupe-couture de Kamalondo.

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C’est une formation technique équipée de machines de récupération envoyées par Parrains de l’Espoir en nombre insuffisant.

 

De plus, les jeunes doivent apprendre à manipuler les machines, ce qui implique une certaine usure des machines. Il nous faut trouver de nouvelles, des surfileuses, brodeuses, du tissu etc.

 

Cette formation qui permet d’avoir un métier pour se prendre en charge dans l’avenir, est aussi une prolongation des études en vue de protéger ces filles des mariages et des grossesses précoces.

 

A Kamalondo une petite pièce a été équipée de quelques ordinateurs qui permettent aux jeunes une formation à l’informatique. Les jeunes sont fiers de pouvoir toucher à l’ordinateur, outil dont nul ne peut se passer aujourd’hui.

 

 

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